Flux aortique

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07 October 2024

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En quelques mots

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Cet atelier, présenté par Gilles Soulat, porte sur l'utilisation de l'imagerie de flux 4D en IRM pour l'évaluation des pathologies aortiques. L'objectif est de comparer l'apport de la technologie 4D par rapport au flux 2D conventionnel, en abordant les défis techniques tels que la résolution spatio-temporelle et les erreurs de phase d'arrière-plan, ainsi que l'importance cruciale de l'étape de correction de ces erreurs par segmentation des tissus stationnaires.

L'orateur illustre la supériorité du 4D à travers deux cas cliniques complexes. Le premier concerne un patient présentant une coarctation, un syndrome de Shone et une valve mécanique, où la visualisation multidimensionnelle permet de synthétiser une multitude de données complexes. Le second cas présente un homme de 20 ans avec une bicuspidie aortique et une fuite sévère. Pour ce patient, l'auteur démontre comment le flux 4D permet de mieux gérer les jets excentrés et les flux tourbillonnants, tout en utilisant le rapport QP/QS (débit pulmonaire/débit systémique) comme indicateur de la validité interne des mesures. Il aborde également le concept de Wall Shear Stress (WSS), paramètre lié à la croissance aortique, tout en soulignant son manque actuel de standardisation clinique.

Pour le clinicien, les enseignements majeurs sont les suivants : pour quantifier une fuite aortique, il est recommandé de privilégier la mesure à la jonction sinotubulaire ou directement dans le flux si celui-ci est central, en évitant les zones dilatées. Le volume régurgitant est considéré comme une valeur plus fiable que la fraction de régurgitation, car cette dernière est plus sensible aux erreurs de phase. Enfin, l'interprétation ne doit jamais se limiter aux flux seuls ; une cohérence doit être systématiquement vérifiée entre les mesures aortiques, pulmonaires et les volumes ventriculaires (méthode Simpson).