Place de la cryoablation percutanée hépatique

Auteur principal :
VIDEO

06 October 2025

Vous n’êtes pas autorisé à consulter ce média.

En quelques mots

Généré par l'IA

Louis Thiery aborde la place de la cryoablation percutanée dans l'arsenal thérapeutique de l'oncologie hépatique, en se concentrant particulièrement sur une population de patients à haut risque de complications. Le problème majeur identifié concerne les patients ayant des antécédents de procédures biliodigestives (anastomoses chirurgicales, sphinctérotomies ou prothèses biliaires), chez qui les méthodes d'hyperthermie (radiofréquence, micro-ondes) et de chimio-embolisation présentent un risque d'abcédation très élevé, pouvant atteindre 40 à 50 % en raison de la contamination bactérienne rétrograde des voies biliaires.

L'auteur présente les données de l'Institut Paoli Calmette, soulignant que la cryothérapie offre une alternative sûre. Il s'appuie sur une étude rétrospective incluant 185 patients, dont 36 présentaient des antécédents biliodigestifs. Contrairement aux méthodes thermiques, la cryothérapie semble préserver l'architecture du tissu et les fibres de collagène, limitant ainsi la communication entre les germes digestifs et la zone de nécrose. L'auteur réfute également le risque de "cryochoc" (défaillance multiviscérale), précisant qu'aucun cas n'a été observé dans leur expérience clinique. Il détaille la technique utilisant des aiguilles de 17G sous guidage scanographique, avec deux cycles de congélation et un protocole d'antibiotique simplifié.

Un cas clinique illustre la procédure : un homme de 82 ans traité pour un CHC sur foie cirrhotique en segment 8. L'imagerie montre une excellente visualisation de la "ice ball" permettant un contrôle précis des marges, avec une absence de récidive confirmée par IRM à trois mois.

Pour le clinicien, la cryothérapie doit être privilégiée en première intention chez les patients avec antécédents biliodigestifs, pour les lésions sous-capsulaires, sous-diaphragmatiques ou péri-vésiculaires, ainsi que dans les zones présentant des adhérences post-chirurgicales. Ses principaux atouts sont la visibilité de la zone d'ablation, la moindre douleur et la réduction du risque infectieux.