Verge : dysfonction érectile et Lapeyronie : comment je fais l’echo-Doppler

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06 October 2025

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En quelques mots

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Cette présentation de D. Eiss porte sur l'imagerie de la verge, en se concentrant sur deux pathologies bénignes : la dysfonction érectile d'origine vasculaire et la maladie de La Peyronié. L'auteur détaille les protocoles d'échographie-Doppler et d'IRM pour évaluer la vascularisation et l'intégrité de l'albuginée.

Pour la dysfonction érectile, l'examen de choix est l'échodoppler couleur avec injection de prostaglandines (type Edex, à dose de 10 microgrammes), remplaçant la papaverine. L'objectif est de mesurer deux paramètres clés : la vitesse systolique maximale et la vitesse diastolique maximale. Une vitesse systolique inférieure à 35 cm/s indique un défaut d'apport artériel, tandis qu'une vitesse diastolique persistante au-dessus de 5 cm/s après 30 minutes de tumescence suggère une fuite veineuse. L'auteur souligne l'importance de l'examen clinique pour prévenir les risques de malaise vagal ou de priapisme, ce dernier nécessitant une information médico-légale claire au patient.

Concernant la maladie de La Peyronié, caractérisée par des plaques fibreuses de l'albuginée, l'échographie est l'examen de première intention. Elle permet de détecter les plaques calcifiées, souvent stables, mais peut s'avérer limitée pour les plaques non calcifiées, notamment dans le sillon intercaverneux. Dans ces cas, l'IRM avec injection de prostaglandines est recommandée pour étirer l'albuginée et éviter les faux épaississements liés aux plicatures.

Pour le clinicien, la prise en charge repose sur une précision rigoureuse du compte-rendu : localisation précise (tiers de la verge, face dorsale ou ventrale), dimensions des plaques et caractérisation (calcifiée ou non). Pour la dysfonction érectile, l'évaluation de la réponse clinique à l'injection est un complément essentiel pour orienter le traitement urologique.