Classification VI RADS : retour d'expérience

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14 October 2023

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En quelques mots

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Ce retour d'expérience porte sur l'utilisation de l'IRM multiparamétrique et du système de classification VI RADS dans la prise en charge des tumeurs de la vessie. L'étude, basée sur 360 examens réalisés sur quatre ans, évalue la performance de l'imagerie pour la détection des lésions et la caractérisation du risque d'infiltration de la couche musculaire.

Les auteurs présentent des données issues d'une cohorte de 77 patients sans antécédents, montrant une sensibilité et une valeur prédictive négative de 100 % pour la détection des lésions, ainsi qu'une excellente performance pour la caractérisation de l'infiltration (valeur prédictive positive de 92 % et négative de 96 %). L'analyse souligne toutefois la complexité de l'interprétation chez les patients déjà traités, où les remaniements post-thérapeutiques (épaississements pariétaux et prises de contraste linéaires) peuvent persister jusqu'à 18 mois et simuler une pathologie.

Plusieurs cas cliniques illustrent l'apport de l'IRM : un patient présentant une lésion infiltrante sous une muqueuse d'apparence normale, ou encore des situations où l'IRM guide le chirurgien pour cibler une lésion infracentimétrique ou une zone spécifique au sein d'une tumeur volumineuse. L'imagerie permet également d'orienter la profondeur de la résection, soit pour s'assurer d'atteindre le muscle en cas de suspicion de VI RADS 4 ou 5, soit pour limiter les risques de perforation en cas de certitude de non-infiltration. Enfin, l'IRM peut aider l'anatomopathologiste en orientant l'analyse vers les copeaux les plus à risque.

Pour le clinicien, l'IRM s'impose comme un outil complémentaire précieux à la cystoscopie, particulièrement pour la surveillance des patients à haut risque et pour optimiser la précision du geste chirurgical, permettant ainsi de gagner un temps diagnostique crucial pour le pronostic des maladies infiltrantes.