Le nevrome de Morton

VIDEO

13 October 2023

Vous n’êtes pas autorisé à consulter ce média.

En quelques mots

Généré par l'IA

Cette présentation, réalisée par Benjamin Moulin et Antoine Hakime, traite de la prise en charge du névrome de Morton par cryoneurolyse. Le névrome de Morton est une cause majeure de métatarsalgies, mais les traitements conventionnels, tels que les infiltrations ou la chirurgie, présentent des taux de récidive ou de complications significatifs. La cryoneurolyse propose une alternative visant à induire une dégénérescence wallérienne (lésion de second degré selon la classification de Sunderland) par le froid, permettant une interruption de la conduction nerveuse tout en favorisant une repousse axonale réversible.

Les auteurs présentent les résultats d'une étude rétrospective portant sur 52 patients ayant bénéficié de 53 procédures de cryothérapie sous guidage échographique. Le diagnostic repose sur l'identification d'une lésion hypoécogène non compressible en échographie et d'un hyposignal T1 en IRM, en veillant à éliminer des diagnostics différentiels tels que les ruptures de la plaque plantaire ou une arthropathie goutteuse. L'étude montre un succès technique de 98 % et une efficacité clinique notable, avec 61 % de disparition complète de la douleur et 83 % de patients soulagés globalement. Les complications majeures ont été absentes, bien que des oedèmes, des engelures distales (notamment chez un patient présentant un syndrome de Raynaud) et une fracture par insuffisance osseuse aient été rapportés.

Pour le clinicien, la cryoneurolyse apparaît comme une procédure sûre et efficace pour traiter les névromes de Morton du deuxième ou troisième espace intermétatarsien après échec du traitement conservateur. Il est toutefois recommandé de ne pas traiter deux névromes lors d'une même session et de faire preuve de vigilance face aux facteurs de risque d'algodystrophie ou de microangiopathie distale. Une sélection rigoureuse des patients est essentielle pour optimiser les résultats et limiter les risques de complications osseuses.